Maladie Inflammatoire Pelvienne

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Qu’est-ce que la maladie inflammatoire pelvienne ?

La maladie inflammatoire pelvienne (MIP) est une infection sérieuse du tractus génital supérieur c’est-à-dire les organes reproducteurs féminins (utérus, tubes de Fallope et ovaires). La MIP peut être transmise sexuellement ou apparaître spontanément. Dans la plupart des cas, la MIP est causée par des bactéries souvent du même type que celles qui sont responsables de plusieurs maladies sexuellement transmissibles telles que la gonorrhée et la chlamydia. Dans certains cas, la MIP se développe à cause d’une bactérie qui a voyagé à travers le vagin et le col de l’utérus le long d’un stérilet.

La MIP peut affecter l’utérus, les tubes de Fallope et/ou les ovaires. Elle peut conduire à des adhérences et cicatrices pelviennes entre les organes internes ce qui provoque des douleurs permanentes et la possibilité d’une grossesse extra-utérine. Non traitée, la MIP peut être une cause d’infertilité. En fait, la MIP est actuellement la cause première de l’infertilité féminine. Non traitée, la MIP peut devenir chronique. En outre, si elle n’est pas diagnostiquée à temps, elle peut entraîner une péritonite et une inflammation de la paroi abdominale et de la cavité pelvienne.

C’est entre 20 et 31 ans que les femmes sexuellement actives ont les plus grands risques d’attraper une MIP par des bactéries sexuellement transmissibles. Les femmes de moins de 25 ans sont plus susceptibles de développer une MIP que celles de plus de 25 ans. C’est parce que le col de l’utérus des adolescentes et des jeunes femmes n’est pas encore tout-à-fait mature ce qui augmente la susceptibilité aux maladies sexuellement transmissibles liées à la MIP. Les femmes qui utilisent un stérilet ont davantage de risques.

 

Les symptômes de la MIP

Les symptômes les plus courants de la MIP sont :

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Douleur diffuse et fragilité du bas-ventre ;
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Douleur pelvienne ;
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Saignements entre les périodes des règles ;
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Augmentation ou modification des pertes vaginales ;
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Pertes vaginales malodorantes ;
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Fièvre et frissons ;
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Nausées et vomissements ;
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Douleurs et/ou gênes pendant les rapports sexuels

Il est possible pour une femme d’avoir une MIP sans symptômes ou avec des symptômes trop légers pour être remarqués et ce, pendant un certain temps.
La MIP peut aussi être erronément diagnostiquée comme une appendicite, une grossesse extra-utérine, la rupture de kystes ovariens ou autres problèmes.

Comment on attrape une MIP

Deux maladies sexuellement transmissibles (MST), la chlamydia et la gonorrhée, sont les causes les plus fréquentes de la MIP quoique d’autres germes puissent aussi en être responsables. Si vous avez une infection dans le tractus génital et n’êtes pas immédiatement traitée, cela peut dégénérer en MIP.  L’infection se propage à partir du col vers l’utérus, les tubes de Fallope et les ovaires. Cela peut prendre de quelques jours à plusieurs mois après la première contamination pour que la MIP se développe.

Les femmes qui utilisent un stérilet courent un risque élevé car les bactéries peuvent remonter dans l’utérus à partir du vagin en grimpant le long de la cordelette.

Les douches vaginales peuvent aussi être en cause. Les femmes qui se “douchent” une ou deux fois par mois sont plus susceptible d’attraper une MIP que celles qui se douchent moins d’une fois par mois. Se doucher souvent le vagin peut déséquilibre la flore bactérienne vaginale. La douche vaginale peut aussi atténuer et masquer les symptômes de l’infection ce qui a pour effet de retarder le traitement médical.

Le traitement de la MIP

Le traitement peut comporter les antibiotiques utilisés contre la gonorrhée, la chlamydia, les streptocoques et autres bactéries connues. En cas d’infection sévère, l’hospitalisation peut être nécessaire pour administrer les antibiotiques par voie intraveineuse. Parfois, la chirurgie peut être nécessaire.

Un traitement agressif de la MIP est recommandé chez les femmes atteintes du VIH lesquelles sont susceptibles de devoir subir une intervention chirurgicale.
Les partenaires sexuels des patientes atteintes de MIP doivent être examinés et traités rapidement. Pendant le traitement, tout rapport sexuel est déconseillé.
Il est important de savoir que malheureusement le traitement aux antibiotiques ne répare pas les dégâts déjà causés aux organes reproducteurs par l’infection.

Comment éviter la MIP

PID Réduire le nombre de contacts sexuels ;
PID Réduire le nombre de partenaires sexuels. Les partenaires sexuels multiples augmentent les risques d’attraper une MST et, par conséquent, de développer une MIP.
PID N’avoir de rapports sexuels qu’avec un partenaire non infecté et avec lui seul.
PID Utiliser des condoms, n’utiliser que des condoms de qualité et les utiliser tout le temps et correctement ;
PID Passer régulièrement des examens médicaux préventifs si vous êtes sexuellement active ;
PID Si vous avez une MIP, cessez tout rapport sexuel, que ce soit oral, vaginal ou anal jusqu’à ce que tous vos partenaires aient été examinés, traités et guéris. Le traitement et le suivi sont essentiels pour stopper le cycle de transmission de la maladie.
PID Si vous avez des symptômes de MST ou de MIP, faites vous soigner sans attendre.  

Pourquoi la MIP devrait être évitée

La MIP non soignée peut conduire à :

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L’infertilité. Jusqu’à 10% des femmes atteintes de MIP ne pourront plus avoir d’enfants à cause des dégâts causés aux parois des tubes de Fallope.
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Une cystite (inflammation de la vessie)
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Une grossesse extra-utérine (grossesse qui se développe dans un tube de Fallope ou ailleurs hors de la matrice)
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Des MIP à répétition
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Une douleur pelvienne chronique

Une hospitalisation pour le traitement de la MIP peut être recommandée si la femme 1) est sérieusement malade (nausées, vomissements et forte fièvre), 2) est enceinte, 3) ne réagit pas à la médication orale et nécessite des antibiotiques en intraveineuse, 4) a un abcès dans un tube de Fallope ou un ovaire. Si les symptômes persistent ou si l’abcès ne disparaît pas, la chirurgie peut être nécessaire.

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